Le SIPHEM : 30 ans de mutualisation volontaire au service de la politique locale de l’habitat et l’énergie

Chaufferie de Saint Pierre d'Aurillac (c) SIPHEM

Chaufferie de Saint Pierre d'Aurillac (c) SIPHEM

Publié par Bertrand Mathat le 17/11/2014

Le SIPHEM (syndicat mixte interterritorial du Pays Haut Entre-deux-Mers) a été créé en 1987 avec la volonté de mener une politique locale de l'habitat qui combine les questions du logement, de l'énergie, des services à la population et des espaces publics. Le SIPHEM a mis en place progressivement des politiques fines et concertées dans les domaines de l'habitat et de l'énergie pour le compte de ses 4 communautés des communes, soit 103 communes et 47 700 habitants.

La Maison de l'Habitat et de l'Energie, guichet unique du Syndicat, associe l'ensemble des partenaires : élus, administrations et toute la population du territoire. Elle a pour rôle d'accueillir, d'informer, d'animer et d'évaluer les actions menées.

Un bilan des actions menées par le Syndicat depuis 10 ans

En matière d’habitat privé, le SIPHEM anime une Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat (OPAH) depuis 2009. Elle a permis la réhabilitation de 861 logements, générant ainsi 22 millions d’euros HT de travaux (dont 40% liés aux économies d’énergie) réalisés pour l’essentiel par des entreprises artisanales locales (72%) et conduisant à un taux moyen d’économie d’énergie de 39%.

Le patrimoine public est aussi concerné. Un programme d’assistance spécifique dédié aux collectivités adhérentes a mené à la réhabilitation de 48 bâtiments tertiaires et 130 logements communaux depuis 2005.

Dans le cadre de sa mission de développement des énergies renouvelables, le SIPHEM a accompagné la mise en place de 5 régies publiques qui exploitent des chaufferies biomasse et leurs réseaux de chaleur associés (2,2 MW qui consomment environ 2500 tonnes de plaquettes forestières locales) et de 3 chaufferies dédiées (150 kW) fonctionnant aux granulés de bois.

Un territoire naturellement impliqué dans la dynamique TEPOS

La dynamique des territoires à énergie positive, relayée par la Région Aquitaine en 2012, était donc l’occasion pour le SIPHEM d’accélérer le mouvement en permettant à ses 4 communautés de communes adhérentes d’élaborer leur stratégie énergétique basée sur la solidarité territoriale et permettant d’atteindre les objectifs de couverture de leurs besoins par les énergies renouvelables.

Un bilan énergétique a confirmé la forte dépendance du territoire : 94 % des énergies consommées provient d’ « importations », et le territoire dépense chaque année 118 M€, tous usages confondus, dont 21,2 M€ pour le chauffage et l’ECS des logements.

Un plan d’action ambitieux en construction

Les actions à engager afin d’atteindre les objectifs du projet TEPOS en termes d’économie d’énergie et de production d’énergie renouvelables d’ici 2050, représentent un changement d’échelle au regard des résultats actuels.

"Nous aurons besoin, malgré le contexte économique contraint, de toutes les ressources, et au premier rang des ressources financières, pour y parvenir. Il faudra aussi améliorer la « productivité énergétique » des travaux, en termes de kWh économisés par euros investis, et pour cela nouer un partenariat plus étroit avec les entreprises dans le but de faire progresser les compétences, la qualité de l’offre et la maîtrise des coûts.", souligne Michel Feyrit, Président du SIPHEM.

Début 2015, une mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage TEPOS va être lancée. Ses objectifs sont les suivants :

  • une planification énergétique territoriale
  • le renforcement des actions de maîtrise de l’énergie
  • le développement des énergies renouvelables
  • la participation des citoyens au développement des projets d’énergies renouvelables.