Le Pays de l'Albigeois et des Bastides s'engage dans la convention des Maires

Le Pays de l'Albigeois et des Bastides s'engage dans la convention des Maires

Pour Didier Somen, Président du Pays de l'Albigeois et des Bastides : "signer la convention des maires et accompagner les villages de la région de Bacau à faire de même nous donne l’occasion d’exprimer notre solidarité avec nos partenaires européens, de manière concrète et fraternelle."

Publié par Isabelle Meiffren le 16/10/2012

Le Pays de l’Albigeois et des Bastides (PAB) et le département de Bacau (Roumanie) ont officialisé leur coopération dans le cadre du Programme européen 100% RES communities, en présence d’une délégation roumaine de 15 personnes, élus ruraux pour la plupart.
 Cette signature s’en est suivie d’une autre, tout aussi importante ! Le PAB a en effet officiellement exprimé sa volonté de rejoindre la Convention des Maires auprès du bureau de la Convention des Maires. Le PAB fait désormais partie des premiers « Pays » ruraux de France à rejoindre ce mouvement.

"Cette demande, que j’ai exprimée au nom de nos 9 communautés de communes (qui regroupent elles mêmes une centaine de petites communes), nous engage fortement", explique Didier Somen, Président du Pays de l’Albigeois et des Bastides, "et même au-delà du respect des objectifs chiffrés fixés par la convention. Cette demande fait en effet écho aux valeurs de notre plan d’actions. Pendant la concertation, nous avons mis en avant la nécessité de créer - grâce au Plan climat - de la solidarité énergétique et climatique entre nos villages, fragilisés par la hausse du coût des énergies, l’exode rural, le vieillissement de nos populations. Cette solidarité ne peut s’arrêter à nos frontières. Signer la convention des Maires et accompagner le département de Bacau à faire de même nous donne l’occasion d’exprimer cette solidarité dans un cadre européen de manière concrète, et plus encore, fraternelle."

Ce que le PAB met dans la corbeille du jumelage ?


Principalement, son retour d’expérience sur les outils de diagnostics et de suivi, sur la concertation, sur l’enjeu de la sensibilisation des élus, sur la mise en réseau des acteurs autour de programmes structurants. Elle y met également les enseignements tirés des difficultés surmontées – pas si nombreuses que cela - et enfin, la satisfaction d’avoir réussi à mobiliser le territoire sur des défis de longue haleine autour d’un objectif fort.

Faut observer le changement climatique pour y croire ?

Dans les campagnes, la dépendance énergétique est un handicap qui s’ajoute à d’autres, surtout pour ce qui concerne la mobilité. La voiture est un moyen de transport quasi obligatoire ; tous les jours, les habitants du PAB font 450 000 km, soit 11 fois le tour de la terre ! Chaque hausse du prix du pétrole porte un coup dur au budget des ménages (et donc à l’économie locale). Depuis 2008, crise de l’énergie oblige, tout le monde a compris la nécessité d’investir pour l’énergie. Mais qu’en est-il de la nécessité d’agir au titre de la lutte contre le changement climatique ? C’est beaucoup moins évident, en terres albigeoises comme ailleurs.
 Cartes régionales de vulnérabilité à l’appui, nous avons alerté nos élus sur le fait que les risques d’inondation et les mouvements de terrain semblent s’amplifier ces dernières années explique Julien Frat, animateur du Plan Energie-climat pour le PAB. 
Depuis 2003, année de la canicule, 46 communes sont venues grossir les rangs des communes touchées par une catastrophe naturelle (12 jusque là).

Faut-il y voir une accélération du réchauffement climatique ?

Pour y voir plus clair, les participants à l’élaboration du PCET ont proposé la mise en place d’un observatoire « local » sur le changement climatique. L’observatoire collecte pour ensuite cartographier les changements observés sur le terrain par les citoyens : dates de floraisons des cultures, des fruitiers, ou autres évènements (sécheresses, inondations, etc.). Une autre façon de responsabiliser les habitants et de lever, si besoin était, les restes de climato-scepticisme…