Propositions en faveur de la transition énergétique territoriale

Ensemble, accélerons la transition énergétique
Publié par Yannick Régnier le 23/01/2018

S’inscrivant dans l’objectif d’accompagner l’expérimentation des contrats de transition écologique, le CLER et le réseau TEPOS se mobilisent pour faire connaître les besoins des territoires pionniers en matière d’intervention de l’État à leur côté.

Parallèlement, le CLER et le réseau TEPOS plaident pour que l’État définisse au plus vite une stratégie de généralisation et font des propositions en faveur de la montée en puissance de la transition énergétique territoriale.

 

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>>> Télécharger les propositions <<<

Qui sommes nous ?

Porté par le CLER, le réseau TEPOS promeut une approche territorialisée, sociale et solidaire des enjeux énergétiques. Aujourd’hui, plus de 100 structures dont 60 territoires pionniers, majoritairement ruraux, échangent au sein du réseau et font émerger des solutions concrètes : production d’énergies renouvelables, maîtrise de l’énergie, rénovation performante, précarité énergétique, mobilité durable... mais aussi des innovations méthodologiques et de projet, et des coopérations nouvelles avec les acteurs économiques, associatifs et citoyens.

Notre vision

Notre vision de l’engagement de la transition énergétique territoriale est la suivante :

Des ressources pérennes pour s'engager dans la durée

Elle doit concerner, sans plus attendre, le plus grand nombre possible de territoires. Les territoires engagés d’une façon ou d’une autre (PCAET, TEPOS, TEPCV, etc) ne doivent pas être laissés en plan et être accompagnés et soutenus pour la mise en œuvre d’une démarche globale cohérente.

Des ressources pérennes (de type dotation climat-énergie) doivent être mises à disposition des territoires pour sortir du “stop and go” et leur permettre de s’engager dans la durée avec une vision claire des moyens dont ils peuvent disposer, dans le cadre d’un contrat de transition écologique (CTE) par exemple.

Des objectifs ambitieux ancrés dans une stratégie

Le contrat de transition écologique devrait être un contrat d’objectifs, d’une durée longue (6 ans et plus), s’appuyant sur le plan climat-air-énergie territorial (PCAET) pour ce qui concerne le volet énergie-climat, avec une dotation plus ou moins bonifiée en fonction de l’atteinte effective des objectifs (afin d’inciter au réalisme pour fixer les objectifs, et à l’ambition pour les réaliser).

Une coordination territoriale nécessaire pour susciter les projets

Le premier "investissement productif" à réaliser est dans l’intelligence territoriale, avec en particulier les postes de chargé de mission énergie-climat, et conseiller en énergie partagé. Il est la condition nécessaire d’une bonne gestion énergétique au quotidien et de la réalisation d’investissements dans les infrastructures à la hauteur des enjeux, qui n’auront pas lieu sans cela. Les dotations versées doivent permettre de le financer.

L’ingénierie territoriale doit être mutualisée au plus près des territoires, et dans la mesure du possible dans les territoires, pour susciter et intervenir en amont des principales décisions. La transition ne s’opérera pas sans la mise en place de transversalité et de coopération au sein des services et avec les acteurs.

Des ressources mutualisées pour accompagner la montée en capacité des acteurs

Les dispositifs de formation, d’information, de partage d’expériences, de soutien en ingénierie et méthodologique... (agences, réseaux et regroupements, locaux, régionaux et nationaux, transversaux ou thématiques) doivent être développés pour accompagner la nécessaire montée en capacité de l’ensemble des acteurs : élus, techniciens, citoyens, acteurs économiques, services de l’Etat.