Méthanisation territoriale : la question cruciale de la structure qui va porter le projet

Unité de biogaz

Unité de biogaz construite par PlanET Biogaz

Publié par Isabelle Meiffren le 14/05/2013

Faire aboutir un projet de méthanisation est un long parcours où toutes les étapes sont importantes. Une fois confirmées les études de gisement, une fois trouvé un site d’implantation potentiel, généralement au bout de 2-3ans, le projet passe en phase de développement.

Cette phase précise le gisement. C’est également en phase de développement que sont réalisées les études marché, le dimensionnement précis de l’unité de méthanisation, l’intégration du projet dans son environnement, dans le respect des législations. C’est également une phase importante de communication et de concertation avec les associations, les riverains, …

Le porteur de projet dispose à l’issue de cette phase de développement (qui dure de 1 à 2 ans) de tous les contrats, permis et autorisations lui permettant de négocier avec les banques des financements pour la construction.

Problème : avant d’arriver à ce stade, il a fallu dépenser plusieurs centaines de milliers d’euros pendant plusieurs années. Une difficulté qui pose la question de la gouvernance initiale du projet, de sa structure de portage.

Plusieurs configurations ont été expérimentées en France.

  • Première option : la maîtrise d’ouvrage directe par les agriculteurs.  Ils se regroupent dans un structure – type société anonyme, ou coopérative, montent le projet, recherchent les financements et seront en charge de son exploitation.
  • Seconde option : S’il n’y a pas de noyau d’agriculteurs constitué au démarrage, une collectivité locale peut porter le projet le temps que les agriculteurs s’organisent, selon un schéma encore ouvert : maîtrise d’ouvrage directe, ou appel à un co-développeur.
  • Troisième option : les acteurs – agriculteurs, collectivités locales,  banques publiques, … se constituent en association et font ensuite appel à un partenaire spécialisé (« co-développeur ») qui réalisera les études d’ingénieries, commerciales,  économiques, énergétiques, négociera les marchés. Il apporte son expérience acquise sur d’autres projets et apporte les préfinancements nécessaires. Bien entendu, il est logique que les agriculteurs, et les acteurs locaux qui le souhaitent, fassent partie du tour de table…c’est même fortement recommandé !

Une assistance à cette maîtrise d’ouvrage s’avère parfois nécessaire pour éclairer les options proposées par le co-développeur en matière de dimensionnement, d’organisation logistique, etc.…

D’une manière générale, la qualité du dialogue qui sera instauré sur le territoire, aura un impact sur la qualité du projet. Animer un dialogue de qualité est une des missions que le Pays de l’Albigeois et des bastides peut mener